#24 Carthagène, Colombie (14/12/2014 au 6/2/2015)

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Nous sommes partis assez rapidement de Saint-Martin bien que nous savions que nous allions manquer de vent les premiers jours. Cependant la météo n’annonçait pas de vent fort et il était temps de partir si nous voulions arriver à Cartagène avant Noël.

Comme prévu, nous avons manqué de vent et avons due utiliser le moteur pendant 2 jours. Je me souviens qu’il faisait chaud et l’appelle de la baignade était irrésistible.

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Puis le vent est revenu nous permettant d’avoir une course directe sur le cap Vela en Colombie. En route, le support de tangon que j’avais déjà cassé durant notre traversé de l’Atlantique et que j’avais réparé aux Antilles a cassé une seconde fois. Cette fois-ci, nous n’avons eu aucun dégat, car j’avais pris la précaution d’attacher le tangon au mat avec une corde (Ceux qui veulent me dire qu’il n’y a pas de corde sur un voilier, je les amènerais un jour sur Arbutus pour leur montrer que sur mon voilier, il y a des cordes et il y en a même plein !!!).

Avant d’entrer dans les eaux Colombiennes, au large du Venezuela et de la Colombie, en plein jour, nous avons observé un avion au loin sur notre arrière tribord. En l’espace de quelques secondes l’avion s’était rapproché de nous et on se rend rapidement compte, qu’il vole a une altitude anormalement basse. Puis, continuant sa route, fait un rase motte juste à l’arrière d’Arbutus en faisant un vacarme de tous les diables. On a réussi a lire que cet avion était un avion des gardes côtes du Venezuela. Je pense qu’il faisait un vol de reconnaissance. Ils auraient presque pu nous demander nos papiers …

Nous n’avons pourtant pas eu des conditions difficiles mais nous nous préparions à subir un moment difficile au large de Santa Marta.
Tous ceux qui naviguent dans la mer des Caraïbes connaissent ou ont entendu parlé du fameux passage au large de Santa Marta. Là bas, il y a une haute montagne juste au bord de mer créant ainsi un renforcement de l’alizé de l’ordre de 10 à 15 noeud, voir plus. Donc si l’on additionne 20 noeud d’alysé avec 15 noeud d’accélération, on obtient 35 noeuds … Les Gribs (fichiers de prévisions météo reçu à bord d’Arbutus avec la radio BLU) sont à l’unanime, le vent est annoncé à 30 noeuds ce qui veux dire que l’on va se prendre un petite branlé.

Au fur et à mesure que l’on se rapprochait du large de Santa Marta, la nuit tombait et le vent forcicait. Heureusement, c’était un vent arrière, donc le bateau tangonné filait à grande vitesse vers notre destination.

C’est vers 1 heure du matin que le régulateur d’allure avait de plus en plus de mal à barrer à cause d’une mer de plus en plus grosse. C’est à dire que certaines vagues prenaient le bateau tout en entier pour le bousculer avec nous dedans. C’était assez violent. Donc pour éviter cela et aider le régulateur, je restais dans le cockpit pour anticiper un peu les départs au lof. A l’anémomètre, c’est constamment 35 noeuds de vent arrière.

Ensuite, vers 6 heures du matin, aux premières lueurs du jour, alors que Santa Marta est passé, nous devions passer au large de Baranquilla où le fleuve de Magdalena viens se jeter. Je vois apparaître les eaux marrons qui ont été déversées par le fleuve. Le constraste de couleur est assez impressionnant, le vent est toujours aussi fort et la mer grosse. Certaines vagues mesuraient de 4 à 5 mètres et étaient vraiement abruptes. Au moment où Arbutus a franchi la séparation des eaux du fleuve et de la mer, une vague plus grosse que les autres à soulever l’arrière d’Arbutus tellement haut que j’ai du me cramponner à la barre à roue. J’ai senti que nous étions plus proche de la position verticale que la position horizontale. Le surf commencé par le bateau était extrèmement rapide et il me semblait que le bateau tombait la tête la première dans le bas de la vague. Mon regard était figé sur l’avant du bateau et j’ai eu très peur que l’avant se plante littéralement.
Une fois dans les eaux du fleuve, les vagues étaient complètement désordonné, mais grace à la force du vent, nous pouvions suivre notre cap vailleamment.

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C’est a peu près 6 heures plutard que nous sommes arrivés dans un mouillage d’attente avant d’aller à Cartagène. Les gardes côte colombien nous sont tombés dessus 2 heures après notre arrivé. Ils étaient vraiement sympas et marrant. Heureusement pour eux (et peut-être pour nous), nous avions des bières au frais nous permettant de faire les formalités dans de bonnes conditions car en Colombie, il fait très très chaud !

Le lendemain matin, on remet les voiles vers Cartagène. L’apparition des premiers immeubles nous rend impatient d’arriver sur le sol d’Amérique du Sud pour ma première fois.

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Aussitôt mouillés, on sommes partis visiter la vieille ville. Cartagène est tout simplement magnifique. Le centre ville est historique et on ressent l’âme de la ville vieille de plusieurs siècles. C’est une ville pleine de charme où nous aimions nous perdre le soir dans son vieux centre complètement piéton. Pas tout a fait piéton car les calèches sont nombreuses à promener les touristes. En fait, comme pour une ville Européenne, on peut tomber amoureux de Cartagène.

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Après ce passage de 8 jours à travers la mer des Caraïbes, nous sommes un peu en avance sur notre planning vers la Nouvelle Zélande. Ainsi, nous pouvons nous poser pendant quelques semaines. Cartagène est une bonne ville pour effectuer des travaux sur le bateaux donc nous avons entrepris plusieurs tâche :
-Rénovation des roulements de l’éolienne
-Maintenance du régulateur
-Changement des lattes des bancs du cockpit
-Réparation d’un réservoir d’eau douce
-Nouveaux supports de tangon sur le mat en inox
-Antifouling sur la coque (3 à 4 cm de salissures sur la coque après 5 semaines au mouillage de Cartagène !!!!)
-Nouvelle mousse pour la cabine avant et le carré (pour le confort de nos invités)
-Vernis à l’intérieur du bateau
-Réparation de la fermeture éclair du lazy bag
-Confection d’un plancher pour notre annexe
-Confection d’une protection anti UV pour l’annexe (seulement 120 euros !!!)
-Maintenance du moteur hors bord, du moteur diesel
-Galvanisation de la chaine et de l’ancre,
et tout le reste que j’ai oublié …

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En Colombie, nous avons aussi commencé à faire de sérieuses provisions en prévision de la traversé du Pacifique Sud.
Et puis finalement, on a pas trop fait les touristes en Colombie. On est pas sorti de Cartagène …

On est reparti le 6 Février avec un bateau-stoppeur qui nous accompagnera jusqu’à Panama. Son prénom est Paluch, il est un voyageur que je connaissais avant même de l’avoir rencontré car je suivais un blog d’un couple de français voyageant autour du monde, et un article complet de leur blog était consacré à Paluch. Lorsque Sundy a trouvé l’annonce de Paluch sur internet, c’est ce qui nous a convaincu de répondre à son annonce et ainsi partir avec lui pendant quelques temps.

Avec Paluch, on a passé de bons moments. Ce type là, est sensible, bien éduqué, patient, et super agréable à vivre. Et en plus il aime cuisiner, il n’a pas le mal de mer et il est intéressant !!! Tout ça dans une seule personne !

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